Ceux qui continuent à payer franchement cher le droit de posséder un objet et de pouvoir écouter la musique qu'il y a dessus.

Et c'est là que les dommages collatéraux entrent en scène. Avant, avant le MP3 et l'ADSL, avant donc, un CD c'était un vrai CD, on pouvait le lire sur n'importe quel appareil qui comportait le logo magique « Compact Disc », on pouvait en faire une copie pour sa voiture ou sa maison de campagne, et en plus on avait la qualité, parce que bon, quand même, un CD c'est autre chose que du MP3 à 128k.

Seulement voilà, guerre contre le piratage oblige, DRM et procédés anti-copie ont fait leur apparition. Pour quoi faire ? Pour empêcher les gens de copier des CD. Avec quel résultat ? Néant, rien, zéro !

L'intégralité des CD avec un système de protection est disponible sur le réseau. Autrement dit, la politique de protection des oeuvres est un échec absolu. Point.

La seule chose que cela a donné c'est que les consommateurs, ceux qui continuent à acheter des disques sont maintenant otages de ce système. Tel disque ne se lira pas sur un Mac, tel autre ne passera pas dans votre auto-radio, pourtant, vous avez bien acheté, pas piraté, ce disque.

Pire, certains sont obligés de télécharger un CD qu'ils viennent de s'offrir afin de pouvoir le graver et de l'écouter sur leur poste. Et je ne parle pas des CD qui lorsqu'ils sont lus sur un ordinateur vous envoient en fait le son de fichiers compressés ou encore du RootKit de Sony qui détruit réellement votre OS sans vous demander votre avis.

Otages, donc, de cette guerre qui fait rage, nous allons maintenant, en plus, êtres frappés par le législateur qui s'apprête au nom de la protection à légaliser ces pratiques honteuses des maisons de disques et/ou à nous taxer de plus belle, nous qui avons déjà payé le dernier CD une bonne vingtaine d'euros !

Le tout encore une fois, sans contrepartie ! Hors il serait temps d'interdire aux Majors des procédés anti-copies intrusifs sans l'accord du propriétaire (Sony), il serait temps de les obliger à faire des CD avec ou sans DRM mais qui respectent le standard établit, autrement il va bientôt nous falloir un lecteur de disque par album (ou par marque...).

Bref, il serait temps, pour une fois, de parler des citoyens/consommateurs, et de faire en sorte que les maisons de disques nous respectent, que nos élus nous représentent, autrement, oui, si ce dernier bastion lâche, fatigué de faire seul les frais de cette guerre, s'en est fini des CD ...



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